L'arbre de décision

La première question : la peinture est-elle intacte ?

Tout commence par cette observation, et elle se fait à l'œil nu puis à la lampe rasante. Si la peinture et le vernis sont intacts sur la zone enfoncée, même sur une bosse grosse comme une balle de tennis, le débosselage sans peinture est quasi toujours possible : la tôle est remise en forme depuis l'arrière ou par traction, et le panneau retrouve sa ligne d'usine sans une goutte de peinture.

Dès que la peinture est éclatée ou ouverte, le DSP n'est plus la bonne réponse : il faut passer par une carrosserie qui reprend la teinte, avec les délais et les coûts associés. Entre les deux, quelques cas d'école trompeurs : une rayure de surface sur une bosse peut être ponctuellement traitée, mais une fissure de vernis sur la zone déformée condamne le « sans peinture ». C'est pour ça qu'un devis photo honnête dit non quand c'est non.

Le réflexe en 3 questions
1. La peinture est-elle intacte ? → oui : voie DSP ouverte. 2. La tôle est-elle simplement pliée (bosse, creux) ou étirée/déchirée (pli dur, arête pincée) ? → pliée : DSP ; étirée : réparation ou remplacement. 3. L'élément est-il accessible par l'arrière (portière, aile, capot) ou fermé (double épaisseur, renfort collé) ? → cela décide de la technique, pas de la faisabilité. Envoyez les photos, la réponse arrive sous 24 h.

Un point rassurant pour finir : dans la grande majorité des bosses du quotidien (parking, grêle, sabot de portail), la peinture tient et la tôle n'est pas étirée. Le « remplacer l'élément » est l'exception, pas la règle : c'est ce que confirme chaque semaine le flux de photos que je reçois.